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sabato 6 febbraio 2016

VIRGILIO GAITO: 'LE NIVEAU'



Abbiamo già offerto alla c.a. dei nostri Lettori le intense pagine tracciate  nel lontano 2001 dall'Ill.mo e Risp.mo Fratello VIRGILIO GAITO, con oggetto la poesia del Fratello Antonio De Curtiis  'A LIVELLA.
Grande è stata l'attenzione per questo particolare scritto, così come grande  è il rispetto che tutti indistintamente nutrono per questo Illustrissimo Fratello.
La Sua cortesia e il nostro concomitante desiderio di porgere ai nostri Lettori sempre nuovi spunti ed elementi di riflessione, senza preclusione alcuna, ci hanno messo nella condizione di poter rendere pubblico lo studio a firma dell'Ill.mo e Rispettabilissimo Fratello Gaito tradotto in lingua francese dalla bravissima Prof.ssa Caratelli.
Un 'dono' nel ''dono' quello che Virgilio ha inteso fare ai Lettori tutti, specie a quelli addentro al Mondo Iniziatico: anche perché la traduzione in lingua francese offre altre sfumature certamente intense e pervase da un particolare fascino.
Concludiamo riportando le medesime parole utilizzate dall'Ill.mo Fratello: "... voila le Niveau. Alla Francia ed alla sua cultura, in un momento così colmo di devastante stupidità.  Je suis parisien, vive frère Voltaire et la tolerance...".  

Le Niveau

         Parmi les poèmes jallis de l’âme sensible de notre Frère Antonio De Curtis, alias Totò,  le plus connu et récité est certainement “Le Niveau”, pour la veine de profonde humanité qui y règne, mais surtout, à cause de sa signification ésotérique.   Et à nous, qui sommes initiés comme lui,  ce poème apparaît,  dans toute son évidence, comme voulant nous rappeler la caducité des choses terrestres,   qui révèlent leur irrémédiable inanité   face à l’événement final qui met fin à notre existence: la Mort.
       Le poète imagine qu’il a été  renfermé dans un cimetière,   s’étant attardé à  méditer sur la pompe des tombes et des inscriptions funéraires qui réflètent la condition sociale des défunts.  Même dans cet endroit si sévère,  les morts   sont rappelés au bon souvenir de leur famille et des voyageurs pour leurs qualités terrestres, réelles ou imaginaires, et beaucoup plus honorés s’ils avaient occupé une position élevée dans l’échelle sociale.
  Tout à coup, tout près de leurs tombes, le Poète voit se concrétiser deux images, celle d’un noble monsieur arrogant et richement vêtu et celle d’un pauvre éboueur, humble, respectueux et mal habillé. Le noble accuse ce dernier  de haute trahison, parce qu’il s’était fait enterrer dans une tombe très modeste et à l’habandon, tout juste à côté de son tombeau resplendissant  de lumières, fleurs et d’inscriptions éclatantes.
Tout d’abord l'accusé se défend par un  désarmant appel en complicité: c’était sa famille qui avait pris  cette décision  sans le consulter et lui, étant mort, n’avait  pu s’y opposer. Lui, il n’aurait jamais osé  faire autant. 
         Face au ton grossier du Noble qui le somme de transporter immédiatement ses humbles dépouilles malodorantes bien loin de son magnifique tombeau, en lui évitant ainsi d’avoir recours à la violence, ce qui serait contraire à son rang, l’Eboueur avec un élan de fierté  lui rappelle que la Mort est un Niveau qui efface toute pompe terrestre et qui rend tous égaux devant elle.
        Il conclut avec une sagesse infinie : (en dialecte napolitain)« nuje simmo serie …appartenimmo alla Morte »  (Nous sommes sérieux … nous appartenons à la Mort). 
        Dans la multiplicité des messages sur le monde des hommes que Toto a livrés à ses poèmes, de manière simple et donc à la portée de tous les lecteurs, mais  pour cela encore plus appropriés à nous stimuler de profondes réflexions, nous saisissons une invitation à la simplicité, à la redécouverte des valeurs authentiques, à la fraternité, à l’égalité, à la liberté, à l’amour.  
         Et, même si la fresque du poème “Le Niveau” se conclut aux yeux du profane avec la représentation de la majesté de la Mort qui exige d’être “sérieux” dans le sens de surmonter toute cause de division, de séparation, d’incompréhension, de haine, de vexation, pour nous Initiés le message de notre Frère Antonio De Curtis évoque immédiatement l’exhortation du Maître Vénérable lors de la séance d’ouverture des travaux de Loge:  “Tout dans ce Temple doit être sérieux,  sage, bienfaisant et  joyeux”. 
 Et c’est là l’impératif catégorique qui découle de l’Initiation même, que chacun de nous a dramatiquement vécue.
     
Dans la vie humaine il est en effet  possible de mourir deux fois; l’une lorsque notre corps se sépare du soi–disant esprit de vie et que , se corrompant rapidement, se transforme en cendres; l’autre quand on traverse le rideau de feu qui sépare le profane du sacré et ce au moment où l’on devient un initié.
 En grec “initier” est exprimé par le verbe “TELEUTAI” qui signifie faire mourir.  “Initier” en effet est comme faire mourir, causer  la mort. Mais il ne s’agit pas là d’une mort totale, définitive, mais  d’une sortie, comme pour rejoindre une porte donnant accès à une autre dimension: en effet la sortie est suivie d’une entrée. L’initié passe d’un monde à l’autre et pour cela il subit une transformation; il change de niveau, devient différent.
        Voilà encore  la signification de “Niveau”, que Toto attribue à la Mort! C’est la conclusion d’un voyage terrestre, où les métaux ne font que du vacarme, et c’est en même temps  le départ pour atteindre la Verité, de laquelle l’initiè doit s’approcher en gardant son sérieux pour que, dans la paix retrouvée, son Temple intérieur,   puisse en tirer “bienfaits et joie”.
La mort initiatique est la mort mondaine en tant que franchissement de la condition  profane, de sorte que le néophyte semble subir un processus de régression, sa renaissance est comparée à un retour du phétus dans l’utérus maternel. Certainement il pénètre dans la nuit, mais si cela ressembre à l’obscurité du sein maternel, la nuit de l’initié possède la vastité – et que cela ne semble pas contradictoire -  la luminosité de la nuit cosmique.   
        Et de cette si profonde et exaltante signification de l’Initiation maçonnique nous  parvient un témoignage de la part de l’un des plus grands génies exprimés par l’humanité, Wolfgang Amadeus Mozart. Dans sa célèbre lettre du 4 avril 1787, Mozart écrit à son père, lui aussi devenu franc-maçon:      "Puisque, somme toute,  la Mort, est le véritable but de notre existence, pendant ces dernières années  je me suis tellement rapproché de cette bonne et fidèle Amie de l’Humanité que son image ne m’inspire plus terreur, mais au contraire me soulage et me reconforte! Et je remercie Dieu de m’avoir donné l’occasion (vous savez ce que je veux dire) d’apprendre que la Mort est la clé qui ouvre la porte de notre véritable bonheur".
        Le divin Mozart savait en effet que l’initiation marque le début irréversible d’une dimension spirituelle, où se trouvait ce véritable  bonheur qu’il avait religieusement cherché  toute sa vie durant. 
        C’est en effet la Franc-maçonnerie, comme admirablement l’affirmait notre Frère  Johann Gottlieb Fichte, celle qui libère l’homme de sa religion pour l’élever à la dignité d’Homme universel, qui a pourtant sa  religiosité à lui, qui est la nécessité du sacré, où règne  le bonheur, saisi comme perfectionnement de nous mêmes et élévation de l’esprit envers l’Etre Suprème. 
        Et la connaissance intime de la Mort se fait sentir dans les compositions “religieuses” de Mozart à savoir les “Messes” et surtout le célèbre "Requiem", qui sont imprégnées de la religiosité propre du Franc-maçon. Planant au-dessus des dogmes, celui-ci indique à l’Humanité une voie de salut fondée sur l’amélioration de soi et réalisée par cette Initiation qui a marqué la mort de la vie profane.  
        Mais lorsque notre Frère Antonio De Curtis comparait la Mort au Niveau, il savait bien, en parfait initié,  que cet instrument a donné tant de bonheur à des millions d’êtres humains et que dans la symbolique maçonnique cet outil est l’un des éléments les plus importants.   
Il connaissait profondément la valeur de ce symbole. 
        En grec antique le terme  "symbolon" se relie au verbe  "synballein" qui signifie “rassembler”, “unir”, ce qui engendre le concept que le symbole est renfermé dans un premier temps dans la personne de son auteur, pour devenir progressivement ermetique pour tous ceux qui dans le temps et dans l’espace s’éloignent du processus de sa formation. 
        A l’origine on appelait “symbole” (dans l’ancienne Rome “Tessera hospitalis”) un objet qui indiquait le lien d’hospitalité entre les familles et les villes. Cet objet était brisé en plusieurs parties, chacune  d’entre elles  restant à chacune des parties qui avaient contractanté ce lien. C’était un signe de reconnaissance que si les parties de l’objet  joignaient.  
        Voilà donc revenir sous forme plastique le concept d’union pour signifier la solidarité entre tous ceux qui étaient liés par un ancien lien d’hospitalité, et ce concept devenait plus ample au fur et à mesure que le temps passait,      
en
arrivant à comprendre une croyance, une philosophie, une science et une connaissance.   
        Dans le monde moderne, l’interprétation tend à l’abstraction de l’élément  materiel. Aujourd’hui l’acception la plus connue et plus répandue du mot symbole  (inspirée par Nietzsche et par Freud), le conçoit comme dissimulation et masque,  recelant, en tout cas, plus qu’ils ne le dise ouvertement. C’est ce  “plus” qui est interprété par le grand érudit Paul Ricoeur comme la particulière trascendence du symbole vis à vis de ceux qui l’interprètent.   
        Ce n’est donc pas par hasard, si notre Frère De Curtis   s’est poétiquement inspiré du Niveau, car, avec la ligne d’aplomb ou  perpendiculaire le Niveau figure parmi les bijoux portés par les deux surveillants à leur sautoir,  et c’est là la dualité qui correspond à celle des deux colonnes du Temple de Salomon.   
        Nous savons que le niveau est constitué par une équerre droite au sommet de laquelle est suspendu un fil à plomb. Son but  essentiel en est celui de déterminer l’horizontale, mais dans le même temps il détermine aussi la verticale. Apparaît donc ici, dans une première approssimation, l’image de la Mort  accouplée à la position horizontale couchée  du défunt, mais aussi en même temps à l’élévation verticale de son âme envers le ciel.
        Mais encore plus profondément la structure du Niveau nous permet de relier sa symbolique à celle de la croix des dimensions cosmiques: des manifestations de la Volonté céleste au centre du cosmos,  illumination harmonieuse au niveau cosmique où notre esprit va rejoindre la Vérité. 
        N’oublions pas que le niveau est le bijou du Premier Surveillant à qui on  confie les Compagnons. Ceux – ci  passent de la perpendiculaire  (bijou du Second Surveillant qui supervise les Apprentis) au Niveau, réalisant ainsi cette majeure illumination qui dérive de la connaissance de l’activité céleste, de sorte que le Compagnon soit prêt à affronter sans peur l’épreuve suprême qui l’attend pendant son admission à la maîtrise et qui sera l’accomplissement de son aspiration.     
        Et c’est en effet dans l’Equerre qui orne le bijou du Maître Vénérable   qu’il y a la synthèse des significations symboliques de la Perpendiculaire (équilibre) et du Niveau (équanimité) desquels derive l’autorité liée à la rectitude.
        Mais il ne faut pas oublier non plus que ce symbole peut être relié à une qualification. Et ce n’est pas par hasard si notre Frère Antonio De Curtis a placé au centre de sa fresque poétique la figure de l’Eboueur, un métier utile à la collectivité, qui devrait être libéré de ses déchets et connecté à un besoin de propreté, de pureté, de rachat des laideurs du monde, de catharsis et de régénération.  
        C’est là un rappel transparent au devoir de l’Apprenti, dont le travail consiste à tailler la pierre brute pour la dégrossir de ses aspérités et de ses impuretés, pour la rendre digne du processus initiatique vers la connaissance, et en même temps adaptée à s’enchâsser parfaitement dans le plan divin de l’amélioration de l’Humanité.   
        Cependant tout le comportement de cet Eboueur est modeste seulement dans l’apparence, car, en fait, il est bien fier de sa propre dignité d’homme honnête et conscient de sa mission purificatrice. En se se rebellant contre la menace de sa liberté faite avec arrogance par le noble, il s’érige en sage éducateur et  en même temps en défenseur de la liberté et de la dignité de tous.  Nous sommes conscients, que par l’Eboueur, Totò n’a pas tellement voulu symboliser  la figure de l’Apprenti, masi plutôt celle  du Maître.   
        C’est avec ces paroles, simples mais incisives   que l’Eboueur  répond: 

"ccà dinto, 'o vvuò capì, ca simmo eguale?....
Muorto si tu e muorto so pur'io;
ognuno comme a'n'ato è tale e qquale"

(Là-dedans, tu veux enfin comprendre que nous sommes  égaux? Toi, tu  es mort et moi aussi je suis mort, nous sommes comme  au moment de notre naissance,  tels quels …)
         Notre Frère  Totò nous apprend en effet, tout d’abord, à être réaliste, à favoriser l’Egalité même si dans la diversité. 
        Plus bas son enseignement s’enrichit de la valeur de l’humileté  quand il commente la signification de la Mort comme  Niveau:   (En dialecte napolitain)

"Nurré, 'nu magistrato, 'nu grand'ommo,
trasenno stu canciello ha fatt'o punto
c'ha perzo tutto, 'a vita e pure 'o nomme".

(Quand un magistrat ou un grand homme passe cette grille, ils mettent un point à la ligne:  ils ont tout perdu, leur vie et aussi leur nom …)
        Et, enfin, quand il exorte le Noble: (En dialecte napolitain)

"stamme a sentì...nun fa' 'o restivo,
 suppuorteme vicino - che te 'mporta?
 Sti pagliacciate 'e fanno sulo 'e vive",

(Dis donc, écoute moi. Ne fais pas le chichiteux, supporte moi près de toi, qu’est que cela te fait? Ces pitreries, ne les font que les vivants …”
        En véritable initié, l’Eboueur fait appel à la Tolérance qui nourrit de soi la Fraternité, un sentiment qui, imprégné d’Amour, rend conscients de l’accomplissement de l’impératif catégorique: “Connais toi-même”, la devise de chaque Franc-Maçon dans le Temple,  où tout doit être “sérieux, sage, bienfaisant et joyeux
       Ce n’est qu’au profane démuni que “Le Niveau” peut apparaître un poème lyrique, (chose surprenante chez un grand acteur comique), qui chante les louanges de la Mort qui tout anéantit et qui tout nivèle.   
        A nous Initiés, notre Frère Antonio De Curtis a, par contre, offert une planche d’une profondité extraordinnaire, dans laquelle avec une merveilleuse synthèse et une grande simplicité il nous conduit, en incomparabile Maître et avec le doux sourire de l’intelligence, à travers les vertes prairies de l’Harmonie universelle où règnent beauté, bonté et vérité , ces filles de l’  "Amor che muove 'l sole e l'altre stelle" (Citation de Dante. “L’Amour qui mout le soleil et les autres étoiles”N.d.T.).
         C’est cet Amour qui devrait nous servir de guide, à nous  tous,  toujours et partout, unis dans une chaîne ininterrompue. Encore une fois notre Frère Totò l’invoque du Cosmos pour une Hunamité meilleure dans un de ses plus brefs, mais également profonds et délicats poèmes lyriques:  (En dialecte napolitain)
 
                   "'A cunzegna"
 
"'A  sera quanno 'o sole se nne trase
e dà 'a cunzegna à luna p' 'a nuttata,
lle dice dinto 'a recchia: «I' vaco â casa:
t'arraccumanno tutt' 'e nnammurate».

                   La Consigne

Au soir, quand le soleil s’en va
Et qu’il passe la consigne à la lune pour la nuitée,
il lui dit dans une oreille “Je rentre chez moi:
Je te recommande tous les amoureux …” 
          Il ne s’agit donc  plus là de nobles  ou d’éboueurs,  mais de vrais Hommes rendus frères par l’Amour dans le respect réciproque de la dignité et de la liberté.   

  9 mars 2001 E.'.V.'.                            VIRGILIO  GAITO
                                                                M.'. V.'.
                                                                   R.'.L.'. PISACANE DI PONZA HOD n.160
                                                                                          Or.'. di Roma
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mercoledì 25 novembre 2015

TOTO' IN CHIAVE ESOTERICA


           Il nome dell'Ill.mo Fratello Virgilio Gaito - per lungo tempo ai vertici del GOI - è ben noto ed apprezzato tanto nell'ambito della Massoneria Italiana che in quello della Libera Muratoria mondiale.    
          La sua visione lungimirante e concreta è sempre attuale ed i suoi scritti continuano a rappresentare un solido insegnamento per quanti desiderino apprendere e confrontarsi anche su temi solo all'apparenza agevoli, facili. 
          Abbiamo già ospitato un suo pregevole scritto ed oggi - per sua espressa, fraterna e delicata concessione - possiamo sottoporre ai nostri Lettori una sua Tavola di oltre 15 anni fa dedicata alle tematiche soteriche e simboliche di cui ricca portatrice la poesia di Totò "'A livella". 
           Tavola di cui lasciamo integro ogni originale particolare, nel rispetto tanto dell'Illustre Autore che del contesto ove egli era all'epoca attivo.
            Antonio Griffo Focas Flavio Angelo Ducas Comneno Porfirogenito Gagliadi De Curtiis di Bisanzio -, più semplicemente, il  nobiluomo Antonio De Curtiis: in arte Totò - fu un Illustre Iniziato Massone; conobbe la Luce nelle Logge della Comunione di Piazza del Gesù - per intenderci, quella attiva in Piazza del Gesù 47 - ed i suoi Fratelli di Loggia lo assistevano nelle prime - non facili - rappresentazioni in pubblico.
            In epoca successiva, già insignito di Alto Grado del RSAA, lasciò tale Comunione per aderire ad altro contesto iniziatico: ma mantenne sempre rapporti di alto livello con i suoi Fratelli dell'Ordine di provenienza, che chiamava "i miei Fratellini della mia prima vera Casa" (così, nei  vivi ricordi del nostro Car.mo Fr. Vincenzo Sprovieri: oggi all'Or. Eterno).
           Di Totò-Massone si sa molto ma in realtà si sa poco, avendo egli mantenuto sempre un profilo improntato a discrezione e, proprio in tale seconda sua fase, ad una sempre più rarefatta frequentazione dei Lavori della Loggia di cui era parte.  
           Leggendo la sua poesia "'A livella" possiamo capire molte e molte cose della sua sensibilità di Uomo e di Artista, prolifico poeta, drammaturgo, paroliere e cantante.
          Ma ancor più possiamo comprendere di lui e del suo pensiero leggendo questo incisivo, esperto e profondo tracciato dell'Ill.mo Fratello Gaito, cui va il mio personale plauso e ringraziamento, non dimentico delle sue parole di sincero apprezzamento rivolte alla Memoria di mio Padre, il Gran Maestro Francesco Bellantonio.
 
Roma, 25 Novembre 2015                                         Giuseppe Bellantonio         

                                    'A LIVELLA
 
       Tra le poesie sgorgate dall'animo sensibile del Fratello Antonio De Curtis, in arte Totò, quella ormai più nota e recitata è certamente "A' livella" per la vena di profonda umanità che la pervade, ma, soprattutto, per il significato esoterico che a noi, come lui iniziati, appare in tutta la sua evidenza, ammonitrice della caducità delle cose terrene che rivelano la loro irrimediabile fallacia di fronte all'evento finale conclusivo della nostra esistenza: la Morte.
       Il poeta immagina di essere rimasto rinchiuso in un cimitero per essersi abbandonato a meditare sulla pompa delle tombe e sulle iscrizioni sepolcrali rispecchianti la condizione sociale dei vari defunti, perfino in quel luogo severo, ricordati a parenti e viandanti per le loro qualità terrene vere o presunte e tanto più onorati quanto più elevati nella scala sociale.
      Ad un tratto egli vede materializzarsi vicino alle rispettive tombe le figure di un nobile arrogante e agghindato lussuosamente e di un povero netturbino umile, ossequioso e mal vestito che viene accusato dal primo di lesa maestà per essersi fatto seppellire in una tomba modestissima, abbandonata, proprio  accanto alla sua che risplende di luci, fiori e iscrizioni altisonanti.
      L'accusato dapprima si schermisce con una disarmante chiamata di correo: se fosse stato per lui, non avrebbe mai osato tanto, ma la decisione è stata presa dai familiari ed egli, essendo morto, non si è potuto opporre.
      Di fronte al tono villano del nobile che gli intima di trasportare immediatamente le sue umili e maleolenti spoglie ben lontano dal proprio rutilante sepolcro per non dover trascendere alla violenza non consona al suo rango, lo spazzino ha un sussulto di orgoglio e gli ricorda che la Morte è una livella che cancella ogni pompa terrena e rende tutti uguali al suo cospetto.
      E conclude, con infinita saggezza: "nuje simmo serie... appartenimmo â morte!".
      Nella molteplicità di messaggi sul mondo degli uomini che Totò ha consegnato alle sue poesie, semplici e perciò alla portata di qualsiasi lettore, ma proprio per questo maggiormente idonee a stimolare profonde riflessioni, si coglie un invito alla semplicità, alla riscoperta dei valori genuini, alla fratellanza, all'uguaglianza, alla libertà, all'Amore.
      E, se pure l'affresco de "A livella" si conclude agli occhi del profano con la rappresentazione della maestà della Morte che impone serietà nel senso del superamento di ogni motivo di divisione, di separatezza, di incomprensione, di odio, di sopraffazione, per noi Iniziati il messaggio del Fratello Antonio De Curtis richiama subito alla mente l'esortazione del Maestro Venerabile all'apertura dei lavori di Loggia: "Tutto in questo Tempio deve essere serietà, senno, benefizio e giubilo".
      E' questo un imperativo categorico scaturente proprio dall'Iniziazione che ciascuno di noi ha drammaticamente vissuto.
      Nella vita di un uomo è infatti possibile morire due volte, l'una quando il nostro corpo si disgiunge dal cosiddetto spirito vitale e si corrompe rapidamente trasformandosi in cenere, l'altra quando si attraversa il sipario di fuoco che separa il profano dal sacro e si diventa iniziati.
      In greco iniziare è espresso dal verbo "TELEUTAI" e significa far morire. Iniziare infatti è come far morire, provocare la morte. Ma non si tratta di una morte totale, definitiva, sibbene di un'uscita, del raggiungimento di una porta che dà accesso ad un'altra dimensione: infatti all'uscita succede un'entrata. L'iniziato passa da un mondo a un altro e da ciò subisce una trasformazione; egli cambia di livello, diviene diverso.
      Ecco qui tornare il significato della livella attribuito da Totò alla Morte, intesa come conclusione di un percorso terreno strepitante di metalli ed avvio al raggiungimento della Verità alla quale l'Iniziato deve accostarsi con serietà affinché il proprio Tempio interiore, nella pace conquistata, possa trarre "benefizio e giubilo".
      La morte iniziatica è morte al mondo in quanto superamento della condizione profana così che il neofita sembra subire un processo di regressione, la sua rinascita è paragonata a un ritorno allo stato fetale  nel grembo della madre. Certamente, egli penetra nella notte, ma, se questa assomiglia al buio del seno materno, la notte dell'iniziato assume la vastità e - non appaia contraddittorio - la luminosità della notte cosmica.
      E di questo significato così profondo ed esaltante dell'Iniziazione massonica ci giunge testimonianza da uno dei più grandi geni espressi dall'Umanità, Wolfgang Amadeus Mozart, quando, nella celebre lettera del 4 aprile 1787 al padre Leopoldo, anch'egli divenuto Massone, così si esprime: "Poiché la Morte, tutto considerato, è la vera meta della nostra esistenza, mi sono talmente avvicinato in questi ultimi anni a questa buona e fedele Amica dell'umanità che la sua immagine non mi incute più terrore, ma invece mi consola e mi conforta! E ringrazio Iddio di avermi dato modo (sapete ciò che intendo) d'imparare che la Morte è la chiave che apre la porta alla nostra vera felicità".
      Il divino Mozart sapeva infatti che l'iniziazione segna l'ingresso irreversibile in una dimensione spirituale dove è quella vera felicità da lui religiosamente ricercata per tutta la sua vita terrena.
      Poiché la Massoneria, come mirabilmente affermava il Fratello Johann Gottlieb Fichte, libera l'uomo dalla sua religione per elevarlo alla dignità di uomo universale che tuttavia ha una sua religiosità, una necessità del sacro ove regna la felicità, intesa come perfezionamento di se stessi ed elevazione dello spirito verso l'Essere Supremo.
      E l'intima conoscenza della Morte si avverte nelle composizioni mozartiane a carattere religioso quali le "Messe" e, soprattutto, il celeberrimo "Requiem", nelle quali è trasfusa la religiosità propria del Massone che, librandosi al di sopra dei dogmi, indica all'Umanità una via universale di salvezza fondata sul miglioramento di sé conseguibile con quella Iniziazione che ha segnato la morte alla vita profana.
      Ma il fratello Antonio De Curtis, nel paragonare la Morte alla livella ben sapeva, da quel perfetto Iniziato che era e che ha donato tanta felicità a milioni di esseri umani, che tale strumento, nella simbologia massonica, è uno degli elementi più importanti.
      Egli conosceva profondamente il valore del simbolo.
      In greco antico il termine "symbolon" si collega al verbo "synballein" che significa "mettere insieme", "unire", da cui una prima accezione del simbolo come di concetto che è racchiuso dapprima in forma palese a chi ne sia l'autore e poi sempre più ermetica per tutti coloro che nel tempo e nello spazio siano lontani dal suo processo formativo.
      In origine, si chiamava simbolo (in Roma, "Tessera hospitalis") un oggetto che indicava il legame di ospitalità tra famiglie o città, spezzato in più parti, ciascuna delle quali rimaneva a uno dei contraenti il legame, e che, nel loro combaciare, valevano come segno di riconoscimento.
     Ecco di nuovo il concetto di unione che ritorna in maniera plastica a significare la solidarietà tra tutti coloro che fossero legati da un vincolo inizialmente di ospitalità, ma via via più ampio fino a ricomprendere un credo, una filosofia, una scienza, una conoscenza.
     Nel mondo moderno, l'interpretazione tende ad astrarre dall'elemento materiale. Oggi la più nota e diffusa accezione del simbolo, quella ispirata da Nietzsche e da Freud, lo concepisce come occultamento e maschera che, comunque, contenga più di quanto non dica esplicitamente. E questo "di più" è interpretato dal grande studioso Paul Ricoeur come una peculiare trascendenza del simbolo rispetto a coloro che lo interpretano.
     Sicchè non a caso il Fratello De Curtis si è poeticamente ispirato alla livella che, insieme al filo a piombo o perpendicolare, si ritrova nei gioielli dei due Sorveglianti la cui dualità corrisponde a quella delle due colonne del Tempio di Salomone.
     Sappiamo che la livella è costituita da una squadra giusta alla sommità della quale è sospeso un filo a piombo. Il suo scopo essenziale è quello di determinare l'orizzontale, ma al tempo stesso essa determina anche il verticale. Ecco una prima approssimazione dell'immagine della Morte accoppiata alla posizione supina, orizzontale del defunto, ma, nel contempo, alla elevazione verticale della sua anima verso il cielo.
     Ma, ancor più profondamente, la struttura della livella ci permette di ricollegare il suo simbolismo a quello della croce delle dimensioni cosmiche: manifestazioni della Volontà celeste al centro del cosmo, illuminazione armonica a livello cosmico dove il nostro spirito raggiungerà la Verità.
     Non dimentichiamo che la livella è il gioiello del I Sorvegliante al quale sono affidati i Compagni d'Arte i quali sono passati dalla perpendicolare (gioiello del II Sorvegliante che vigila sugli Apprendisti) alla livella, realizzando così quella maggiore illuminazione che deriva dalla conoscenza dell'attività celeste, così che il Compagno é preparato ad affrontare senza paura la prova suprema che lo attende nella Camera di Mezzo, suggello della Maestria conquistata.
     E, infatti, nella Squadra che adorna il gioiello del Maestro Venerabile si ha la sintesi dei significati simbolici della Perpendicolare (equilibrio) e della Livella (equanimità) dai quali deriva l'autorevolezza connessa alla rettitudine.
     Ma non va dimenticato che simbolo può essere ricollegato anche ad una qualifica e non a caso Il Fratello Antonio De Curtis ha posto al centro del suo affresco poetico la figura del netturbino, un mestiere utile alla collettività che va liberata dalle proprie scorie e collegato quindi ad un'esigenza di pulizia, di purezza, di riscatto dalle brutture del mondo, di catarsi, di rigenerazione.
     Ecco il trasparente richiamo al lavoro dell'Apprendista, tenuto a sgrossare la propria pietra grezza per mondarla delle sue asperità e delle sue impurità, rendendola così degna di una progressione iniziatica verso la conoscenza, ma anche idonea ad incastonarsi perfettamente nel disegno divino del miglioramento dell'Umanità.
     Peraltro tutto il comportamento di quel netturbino, modesto solo all'apparenza, ma ben fiero della propria dignità di uomo onesto, consapevole della propria missione purificatrice, tanto da ribellarsi alla minaccia alla sua libertà profferita dal nobile tracotante, e da erigersi a saggio educatore e, nel contempo, di difensore della libertà e della dignità di tutti ci rende consapevoli che Totò ha voluto simboleggiare nella figura del netturbino non tanto quella dell'Apprendista quanto piuttosto quella del Maestro.
      Con le semplici, ma incisive parole del povero svillaneggiato netturbino:
 
"ccà dinto, 'o vvuò capì, ca simmo eguale?....
Muorto si tu e muorto so pur'io;
ognuno comme a'n'ato è tale e qquale"

il nostro Fratello Totò ci insegna infatti dapprima ad essere realisti, a privilegiare l'Uguaglianza pur nella diversità.
      Più oltre, l'ammaestramento si arricchisce del valore dell'umiltà quando commenta il significato della Morte come livella:

"Nurré, 'nu magistrato, 'nu grand'ommo,
trasenno stu canciello ha fatt'o punto
c'ha perzo tutto, 'a vita e pure 'o nomme".

      E, infine, quando esorta il nobile:
"stamme a sentì...nun fa' 'o restivo,
suppuorteme vicino - che te 'mporta?
Sti pagliacciate 'e fanno sulo 'e vive",
quel vero Iniziato fa appello alla Tolleranza che nutre di sé la Fratellanza, quel sentimento che, intriso di Amore, rende consapevoli dell'osservanza dell'imperativo categorico: " Conosci Te stesso ", habitus di ogni Massone nel Tempio, dove tutto deve essere "serietà, senno, benefizio e giubilo".
      Soltanto a un profano sprovveduto, dunque, "'A livella" può apparire una suggestiva lirica, sorprendente in un grande comico, inneggiante alla maestà della Morte che tutto annienta e pareggia.
      A noi Iniziati il Fratello Antonio De Curtis ha invece regalato una Tavola di straordinaria profondità nella quale, con mirabile sintesi e semplicità ci guida da impareggiabile Maestro col dolce sorriso dell'intelligenza, nelle verdi praterie dell'Armonia universale dove regnano bellezza, bontà, verità, figlie dell'"Amor che muove 'l sole e l'altre stelle".
      Quell'Amore che dovrebbe guidare noi tutti sempre e dovunque in una ininterrotta Catena che, ancora una volta, il Fratello Totò invoca dal cosmo per un'Umanità migliore in una delle sue più brevi ma non meno profonde e delicate liriche: "'A cunzegna"

"'A  sera quanno 'o sole se nne trase
e dà 'a cunzegna à luna p' 'a nuttata,
lle dice dinto 'a recchia: «I' vaco â casa:
t'arraccumanno tutt' 'e nnammurate»
 
       Non più nobili e netturbini dunque, ma Uomini veri affratellati dall'Amore nel rispetto reciproco della dignità e della libertà.
       A.'. G.'. D.'. G.'. A.'. D.'. U.'.
                                         VIRGILIO  GAITO
                                      M.'. V.'. della R.'.L.'.
                                    PISACANE DI PONZA HOD n.160
                                         all'Or.'. di Roma
9 marzo 2001 E.'.V.'.